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ANGOLA 

Carte en ligne de l'Angola et de ses principales villes 



EN BREF : 
Population : 11,2 millions (45 % ont moins de 15 ans)
Principaux groupes ethniques et linguistiques : Ovimbundu 37 % 
Kimbundu 25 % 
Bakongo 13 %
Langues : Portugais (officiel), diverses langues bantoues
Espérance de vie : 47 ans
Mortalité infantile (en-deçà de un an) : 195 pour 1000 naissances
Mortalité avant l'âge de cinq ans : 320 pour 1000 naissances
Accès à des installations sanitaires : 16 %
Pourcentage d'adultes alphabétisés : 42 %

Ces statistiques brossent un tableau plutôt sombre. Voici un bref historique de l'Angola qui explique en partie comment un pays si riche en ressources naturelles s'est retrouvé dans une situation aussi désespérée. 

Les colonisateurs portugais sont arrivés en Angola en 1483. À l'époque, le royaume angolais Kongo était bien établi et son Manikongo -- ou roi -- Nzinga Nkuwu, a bien accueilli les Portugais. Les missionnaires sont arrivés peu après et, en quelques années seulement, une traite d'esclaves très profitable a commencée. Quand on a découvert de l'or en 1571, les Portugais ont alors commencé la conquête de l'Angola qui devait durer 400 ans. 

On estime que du XVIe au XIXe siècle, 16 millions d'Angolais ont quitté leur pays sur des bateaux d'esclavage. De ce nombre, seulement 4 millions ont survécu au voyage et sont devenus des esclaves au Brésil ou au Mexique. Bien que l'esclavage soit devenu illégal en 1834, les travaux forcés imposés aux Angolais dans les plantations et les mines portugaises étaient loin de constituer une amélioration. 

Malgré une résistance acharnée de la part des Angolais, les Portugais ont réussi à établir la traite des esclaves, puis, au XIXe et XXe siècles, à exploiter des plantations de coton, de caoutchouc et de café florissantes grâce à la main-d'oeuvre angolaise. En 1912, on a commencé à exploiter les premières mines de diamant. À Luanda et dans certaines régions au Nord, on a aussi trouvé des réserves de pétrole parmi les plus grandes en Afrique. Malheureusement, cette abondance de richesses naturelles n'a pas entraîné la prospérité et la sécurité au peuple angolais, mais plutôt les guerres et les conflits internationaux. 

En 1961, une lutte féroce pour l'indépendance a commencé. Les travailleurs ont commencé à s'insurger un peu partout au pays. À cette époque, les deux principaux mouvements pour l'indépendance angolaise étaient : le MPLA (Movimento Popular de Libertacao de Angola), dont le quartier général était à Brazzaville au Congo (au nord de l'Angola) et qui était appuyé surtout par la Russie; et le FNLA (Frente Nacional de Libertacao de Angola), qui a formé un gouvernement en exil à Kinshasa au Zaire, et appuyé par les États-Unis. En 1965, le MPLA a mené une guérilla intense que le Portugal, préoccupé par la perte des réserves de pétrole, a combattue appuyé par l'OTAN et les États-Unis. En 1966, UNITA (Uniao Nacional para a Independencia total de Angola) s'est séparé du FNLA et a reçu l'appui de la Chine et, plus tard, de l'Afrique du Sud. 

Quand le gouvernement fasciste du Portugal a été renversé, en 1974, les Portugais ont entrepris des négociations avec les partis de libération pour établir l'indépendance de l'Angola. L'indépendance a été reconnue en 1975, mais la coalition entre les trois groupes angolais a été de courte durée. En 1976, le MPLA, avec l'appui de troupes cubaines, a pris le contrôle du gouvernement; les forces alliées de l'UNITA et du FNLA ont lancé une guérilla et le pays a sombré dans une guerre civile. 

Le 20 novembre 1994, après presque 20 ans de lutte, le gouvernement et les forces rebelles d'UNITA ont signé le Protocole de Lusaka qui amena une paix troublée au pays. 

FLASH! 

La guerre en Angola a eu des effets dévastateurs. Les liens commerciaux ont été rompus et les infrastructure pour le transport ont été détruites. La présence d'un grand nombre de mines terrestres antipersonnel a créé des conditions extrêmement dangereuses dans les régions rurales, poussant des millions de personnes à fuir vers les villes. De plus, la sécheresse et l'affaissement des routes et des ponts nécessaires à la distribution de la nourriture ont provoqué une chute de la production alimentaire au pays qui est passée de 90 % des besoins à 3 % aujourd'hui. Il y a présentement de trois à quatre millions de personnes qui ont dû fuir leur domicile en Angola, ce qui a entraîné une surpopulation importante des villes. L'eau, les installations sanitaires, ainsi que les services de santé et d'éducation sont tout à fait inadéquats. De la bouche des canons... à l'eau à la bouche relate comment une communauté a réussi à faire face à cette crise avec l'aide d'un Canadien. 

La culture angolaise 

Pour les Nord-Américains, la musique rythmée et la danse fluide des Angolais ainsi que l'influence de cette musique et de ce genre de danse sur le développement de nouvelles formes artistiques dans l'Ouest est un aspect des plus intéressants de la culture angolaise. Cette influence dans les pays de l'Ouest était inévitable vu les millions d'Angolais amenés de force au Mexique et au Brésil comme esclaves entre la fin du XVIe et le XIXe siècle. Pour une bonne introduction à la musique et à la danse de l'Angola, ainsi qu'à ses sculptures et à ses masques de bois traditionnels, visite le site web de la République de l'Angola
 

Pour plus de renseignements au sujet de l'Angola, visite: 

CARE : renseignements et statistiques à jour sur l'Angola 

One World News Service : un service qui choisit des nouvelles des médias internationaux au sujet des pays en voie de développement 

Site de la République de l'Angola : carte, nouvelles, gouvernement, affaires, arts et culture 

AfricaNews Online : mises à jour quotidiennes au sujet de l'Angola et d'autres pays africains 

Traduction d'un article d'Amnistie internationale  



 

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